Actes du MED1
Pour sa première édition, le MED a choisi de rassembler des communications sur 3 ensembles de thèmes cruciaux du Management Public en zone Euro-méditerranéenne.
Capacités, Compétences, Formation, Contractualisation
Pour tous les pays, les ressources humaines sont une clé de voûte dans le système administratif. Le défi est de gérer ces ressources de tous points de vue. La capacité (quantité et qualité) doit être garantie, les compétences doivent rencontrer les enjeux de société, la formation doit être flexible et avant-gardiste, la relève doit viser à la continuité.
Les problèmes sont multiples. Economiquement, la pression du marché ne permet pas toujours d’attirer les personnes les plus performantes. La rigidité des systèmes juridiques ne permet pas toujours de suivre l’évolution des besoins. La diversité est nécessaire pour suivre les structures changeantes de la société. La gestion des effectifs se pose comme une question cruciale pour beaucoup de pays, car le poids budgétaire de l’emploi public entraîne des profondes conséquences sur l’économie publique. Finalement, la gestion de la performance et la garantie de la qualité des prestations introduisent des changements importants dans la fonction publique traditionnelle.
De plus en plus, le secteur public est à géométrie variable. Le sens strict du mot est toujours nécessaire, mais n’est plus suffisant. Le secteur public, l’administration, les gouvernements ont besoin de partenaires multiples dans leur pays pour délivrer les services publics. Ces partenaires peuvent être des entreprises ou des ONG. La contractualisation des services publics est devenue une évidence. Néanmoins, le succès est conditionnel. Du côté public, il faut une grande capacité à lancer des appels d’offre, établir et gérer les contrats, les évaluer et, si besoin, les rectifier. L’administration publique et le personnel peuvent apprendre des expériences dans d’autres pays. Cet échange peut se réaliser grâce à un dialogue ouvert sur les problèmes et les solutions possibles.
Liste des communications:
- Didier DANET, « Externaliser les activités des forces armées : la théorie des coûts de transaction au service de la définition des points clés du contrat »
- Jean-Paul CADET,« L’élaboration du répertoire inter-ministériel des métiers de l’Etat : une démarche au service de la professionnalisation de la gestion de l’emploi public en France »
- Silvério CORDEIRO, « Structures organisationnelles émergentes de PPP »
- Ahmed BOUACHIK, « Le PPP au Maroc : une pratique contractuelle en évolution »
Gouvernance territoriale, Stratégie, Evaluation, Performance
Le développement des régions bordant la méditerranée est contrasté. Ces territoires, du fait de leur appartenance à des Etats différents, tant dans leur système politique, institutionnel, social notamment, révèlent des particularités fortes.
Cependant, le bassin méditerranéen représente historiquement un espace culturel spécifique, parcouru, continuellement à travers les siècles, par des flux économiques, des échanges d’hommes et d’idées. Dans ce contexte, pouvons-nous envisager un mode de développement méditerranéen ? Celui-ci intégrerait dès lors des caractéristiques spécifiques le distinguant d’autres modes de développement régionaux, localisés en Asie ou en Amérique latine par exemple. Pouvons-nous établir les grandes lignes d’un tel système territorial, communes aux régions méditerranéennes ?
A défaut, est-il possible d’identifier des problématiques singulières dans les régions riveraines de cet espace en matière de développement local ? Les thématiques économiques, sociales, environnementales, commerciales, pour n’en citer que quelques unes, peuvent-elles être envisagées globalement ?
Existent-ils des secteurs d’activité et des domaines d’intervention publics (éducation, vigueur du secteur associatif, écologie, gestion des ressources régionales, etc.) nous inclinant à être optimiste vis-à-vis des perspectives du développement méditerranéen ? Quels sont ceux d’entre eux enjoignant à la vigilance et à la mobilisation les acteurs territoriaux ? Dans ces perspectives, le découpage Nord-Sud est-il pertinent ? Ou bien, pouvons-nous considérer que les logiques méditerranéennes supplantent, au moins dans certains domaines, la dichotomie Europe – Afrique ?
Audit et évaluation sont des concepts clés dans une administration moderne. L’évaluation et la mesure de la performance sont basées sur des méthodes et techniques de nature empirique qui on besoin des données pertinentes et fiables. Les administrations doivent construire une expertise particulière pour cette approche : des professionnels spécialisés, des procédures et des systèmes d’information adéquats sont nécessaires pour une gestion basée sur l’analyse et l’évaluation. La capacité d’ouvrir un débat contradictoire sur la performance d’une organisation publique ou sur une politique publique est également une condition nécessaire, car la nature essentiellement politique de la gestion publique ne pourrait être satisfaite que par des approches strictement technocratiques.
Liste des communications :
- Hiroko KUDO, « Italian regions : a new managerial culture and has been upgrading information and accounting systems and managerial instruments. »
- Solange HERNANDEZ, « Un management territorial méditerranéen“
- Said ZERGOUT, « Les démarches stratégiques des collectivités locales marocaines : une analyse exploratoire »
- Sylvie RASCOL-BOUTARD & Pascale AMANS, « Qualité de la relation de service : Les critères utilisés par les créateurs d’entreprise pour juger de la qualité de l’accompagnement »
- Thierry NOBRE & Caroline MERDINGER-RUMPLER « Vers de nouvelles pratiques de management de la performance à l’Hôpital »
- Claude ROCHET, Luc JORDA, Catherine PARIS-LAPORTE, Philippe AGOPIAN, Bruno TIBERGHIEN, Olivier KERAMIDAS « Vers un système de pilotage stratégique et une collaboration avec les autres pays méditerranéens : Quel outil de management public pour un meilleur partage méditerranéen des expériences et des connaissances ? »
- Patrick REIX, « Evaluation de la performance de l’action publique : Réflexion sur la complémentarité des approches technocratique et politique (L’exemple du secteur public décentralisé) »
- Mohameden OULD BAHHAMED, « Vers l’introduction des outils de gestion de la performance dans l’Administration d’un pays sortant d’une transition, la Mauritanie : quelques exemples vécus »
- Edina SOLDO & Emmanuelle MOUSTIER, « Développement culturel et coopération décentralisée dans l’espace euro méditerranéen »
- Anne GED & Christophe ALAUX « Stratégies Plan Climat Territoriaux dans les pays en développement »
- Nourit SEGEV, « Antecedents of Market-Orientation in the Public Sector. The case of the Municipal Social-Welfare Agencies »
- Olfa ZERIBI – BENSLIMANE, « Proposition d’un modèle pour l’évaluation de la qualité des prestations administratives. Cas d’un organisme public en Tunisie. »
- Edina SOLDO, « Le développement culturel : un outil au service de l’attractivité des territoires euro méditerranéens »
Décision, Transparence, Information, Responsabilité sociale
La fonction de la société civile dans nos sociétés contemporaines est indéniable. Leur fonctionnalité dans la modernisation de l’Etat et leur corroboration de la légitimité des systèmes de gouvernance est une évidence. Les questions-clés de ce groupe de travail portent sur la manière de construire, de renforcer, de responsabiliser, d’intégrer les organisations qui appartiennent à la société civile et de consolider les liens avec le secteur public. Le développement des politiques, la participation à la prise de décisions, la responsabilité de certaines missions et la contribution à l’évaluation sont les différents devoirs pour une société civile.
Le rôle de la décision publique, avec l’affirmation du courant dominant de la « Nouvelle Gestion Publique » a été, depuis quelques décennies, ramené à une décision de gestion, en quête du Saint Graal de « l’efficience », séparant la décision publique des grandes questions de philosophie politique. Pourtant la question de l’Etat s’affirme comme essentielle dans la réalité du développement et avec le renouveau de l’économie institutionnelle et de la recherche en histoire économique.
- Décision publique : de la décision politique à la décision de gestion.
- Y a t il des principes universels pour définir une « bonne décision publique » ?
- En quoi la décision publique revêt-elle une spécificité dans le contexte actuel de la transition vers la III° révolution industrielle ? Par sa place ? Par son processus ?
- Comment la décision publique peut-elle intégrer l’incertitude et la turbulence ?
- Quel rôle donner à la participation des citoyens ?
- Quelle est la place de la vertu civique (le vivere politico de Machiavel)
- Quelles contraintes le développement des nouveaux médias de la société de l’information exerce-t-il sur le processus de prise de décision publique ?
- Comment intégrer le long terme dans la décision publique ?
Liste des communications :
- Ludovic BERTHIER, « Quelles stratégies de coopétition en Méditerranée ? »
- BOUT Lugdivine, « Performance anormale et fiabilité organisationnelle : le cas des forces opérationnelles de l’Armée de l’air »
- Alain TOBELEM, « Transparency for Better Public Governance“
- Bernard PARANQUE, « Pour une pensée euromédienne »
- Jennifer BREMER, « Differing Corporate Perspectives on Civil Society Collaboration and Corporate Social Responsibility Among Developing and Developed Countries in the Mediterranean Region: Evidence from the UN Global Compact »
- Martial PASQUIER & Philomène MEILLAND, « L’accès de la société civile aux documents de l’administration par les lois sur la transparence et l’accès à l’information »












