MED 6 : Appel à communications

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Sixième Dialogue Euro-Méditerranéen de Management Public

7, 8 et 9 octobre 2013

Marseille, France

Télécharger l’appel à communication et à expériences au format PDF – Présentation PowerPoint

 

APPEL A COMMUNICATION

La conférence du MED 6 s’adresse à l’ensemble des chercheurs et experts en management public et accueille également les contributions issues des sciences sociales et humaines ou du monde professionnel.

Vous êtes invités à présenter vos recherches et travaux actuels en management public et plus particulièrement sur le thème suivant :

« Cultures pour le changement, changements par la Culture»

Au-delà des communications relatives au thème central ci-dessus, les propositions de communications traitant du management public et abordant les concepts de performance, d’évaluation, de gouvernance, de durabilité ou de gestion territoriale en zone euro-méditerranéenne sont aussi les bienvenues. Une attention particulière sera portée aux propositions d’études comparatives du management public dans les pays de la zone méditerranéenne.

Cette conférence accueillera autour de tables rondes des débats d’experts et de professionnels sur le thème de la culture. Elle sera suivie d’un atelier doctoral le 9 octobre.

Les meilleurs articles présentés à la conférence seront proposés aux revues:

  •  Revue Internationale des Sciences administratives – RISA (International Review of Administrative Sciences) –  Processus de sélection ‘Peer Review’ -Classement Thomson Scientific Journal Citation Reports et CNRS (cat 3)
  •  Maghreb – Machrek
  •  Rimhe – Management, Humanisme et Entreprise

APPEL A EXPERIENCE

Vous pouvez proposer une participation à la conférence sous la forme d’un témoignage de votre expérience en tant que professionnel du champ de la culture. Ce témoignage devra permettre d’éclairer les thèmes principaux de la conférence et les axes développés ci-dessous.

 

«Cultures pour le changement, changements par la Culture»

 

Le thème retenu pour ce sixième Dialogue euro-méditerranéen est celui de la place et du rôle de la culture comme fertilisant du changement, et s’intéresse à l’utilisation de la Culture dans la structuration des processus de changement.

La première acception du mot culture, au sens propre du terme, est construite sur des racines historiques, sur des valeurs partagées, sur des modes d’expressions communs. L’autre acception est celle des activités culturelles qu’il conviendra d’aborder jusque dans ses évolutions les plus récentes.

Notre espace Méditerranéen contemporain n’a jamais été autant bousculé que ces dernières années par la volonté des peuples à accéder à plus de démocratie. Si l’on s’intéresse à l’espace public garant d’une certaine continuité, notamment dans sa relation aux usagers citoyens, il est clair que la grande question posée est celle du changement, changement qui doit permettre à des pouvoirs publics de travailler sur des bases d’équité, d’éthique, de rendre plus clair les processus de décision, de se rapprocher des populations pour les faire participer à la vie publique.

Les sciences de gestion ont largement abordé la question du changement organisationnel. Il nous parait aujourd’hui utile de voir dans quelle mesure les travaux qui ont été développés peuvent servir la réflexion touchant les changements de société. Ces processus de changement, qui doivent accompagner l’ambition démocratique, doivent intégrer de nouvelles politiques publiques à même de répondre aux grandes questions soulevées par le contexte économique de crise, celles de la jeunesse et de l’emploi, celles du développement économique porté par l’innovation et de la créativité.

Ces développements nous amènent à appeler des communications selon les cinq axes de réflexions suivants : Réflexion sur la place et le rôle de la culture dans le changement organisationnel, dans les changements économiques et sociétaux d’un territoire et dans les changements politiques et démocratiques. Cela nécessite également de se questionner sur l’évolution de la Culture et du secteur culturel et de s’interroger sur le rôle de l’éducation et la formation.

Axe 1 – Culture et changement organisationnel

Au sein de cet axe, nous interrogeons les liens entre cultures organisationnelles, cultures nationales et changements des secteurs publics autour de la Méditerranée.

L’administration, instrument premier de la stabilité mais aussi de la transformation de nos sociétés, nous intéresse en premier lieu. Les nombreuses vagues de modernisation et de réforme, ainsi que les recherches menées sur les systèmes administratifs depuis les années 50, montrent que la culture organisationnelle est à la fois facteur de stabilité et de changement. L’organisation bureaucratique, tout particulièrement, donne naissance à des systèmes de valeurs et de croyances partagées de facture conservatrice qui stabilisent les comportements et légitiment les systèmes de contrôle, les normes et les fonctionnements administratifs.

D’autre part, nous constatons que les transformations de fond des visions du monde, des valeurs et des croyances partagées, portées par les tendances longues du renouvellement générationnel ainsi que l’aisance offerte aux échanges par les nouveaux médias de communication, font de la culture la trame de fond, ainsi que le déclencheur de nouvelles dynamiques organisationnelles, administratives et politiques.

Se pose alors la question des transferts entre cultures organisationnelles et culture sociétale, mais aussi de la vraisemblance des « changements culturels » imposés par les décideurs politiques et administratifs. Peut-on parler aujourd’hui d’une concurrence des systèmes de valeurs à l’échelle sociétale et administrative ? Dans quelles conditions cette ébullition risque-t-elle de déboucher sur l’émergence de nouveaux conservatismes ou, au contraire, sur une démarche fertile de questionnement culturel et de modernisation ? Y a-t-il des cultures organisationnelles propices au changement ? Enfin, comment exploiter les interdépendances entre systèmes de gestion (contrôle, rémunération, évaluation, pilotage) et culture pour imprimer les transformations administratives souhaitées ?

Axe 2 – Cultures, territoire et changements économiques et sociétaux

Cet axe a pour ambition d’interroger le rôle de la culture, sous ses deux sens, dans le dynamisme économique, mais aussi de dépasser cette seule dimension pour aborder la question territoriale au service du bien être des populations et de la qualité de vie. Les questionnements sont donc doubles.

D’un point de vue économique, quelle est la valeur ajoutée créée par le développement des activités culturelles et quel impact sur l’emploi ? Quelles sont les  conséquences sur l’aménagement du territoire, sur les transports ?

D’un point de vue sociétal, il s’agit d’interroger le rôle de la culture sur la construction d’une image au service du territoire, sur l’attractivité du territoire en termes de qualité de vie, sur la mobilisation des acteurs, sur la solidarité, sur l’hospitalité et le vivre en commun…

Axe 3 – Culture, Changements politique et démocratique

Cet axe appelle des communications sur le rôle de la culture et de l’inter-culturalité dans les changements démocratiques et dans la coopération internationale. Il interroge la Méditerranée, les événements qui ont secoués et secouent encore le monde arabe, ainsi que les limites du partenariat euro-méditerranéen.

Les questionnements portent sur les mutations dans le monde arabe et sur le rapport entre culture et tolérance : Comment les activités culturelles peuvent favoriser l’apprentissage de la pluralité culturelle méditerranéenne ? Quel est le rôle du secteur culturel dans l’amélioration de la qualité de vie des Méditerranéens ? Quelle responsabilité de la Culture vis-à-vis de la jeunesse qui aspire à une vie meilleure ? La culture a-t-elle été interrogée dans les grands mouvements du printemps arabe ?

Il s’agit également de réfléchir aux échecs du partenariat euro-méditerranéen, à la nécessaire implication de la société civile dans les stratégies nationales de développement, à la place du dialogue interculturel dans les démarches de coopération.

Axe 4 – Activités culturelles, évolution et changement

Cet axe s’interroge sur l’évolution des activités culturelles classiques : spectacles vivants, arts visuels, littérature, musique, musées…, mais aussi sur celle des grandes industries « culturelles » et « de la créativité », très fortement bousculées par l’arrivée des NTIC (industries de la presse, du livre, de la musique, de l’audiovisuel, ou encore celles de la mode, du design ou du tourisme…). Ce que l’on pourrait appeler le « nouveau paradigme des industries créatives », apparu depuis les années 1990 dans les discours académiques et politiques permet-il d’identifier une « nouvelle économie de la culture » qui s’inscrit dans le cadre du développement durable des territoires ?

Cet axe amène à plusieurs questionnements:

Quelles sont les nouvelles formes d’organisation, de structuration, d’évaluation ou de financement des activités culturelles ?

Quel est le rôle des nouvelles technologies dans l’évolution de la culture ? Il s’agit de se questionner par exemple sur les nouveaux outils de communication au profit des organisations et manifestations culturelles, sur le rôle des systèmes d’informations ou des réseaux sociaux, sur les nouveaux moyens de diffusion et d’accès à la culture (avec des exemples comme les musées virtuels)…

Quelle est la place de la culture dans les politiques de développement touristique durable ? Comment doit-on y intégrer la dimension patrimoniale et les cultures locales ?

 

Axe 5: Education par la Culture, Cultures des systèmes d’éducation et de formation vocationnelle et Formation au secteur culturel


1. Employabilité et formation dans les secteurs de la culture 

Tenant compte de l’amélioration de l’employabilité par l’éducation et la formation de base, comment prendre en considération les besoins réels afin de répondre aux défis actuels et futurs du marché du travail ? Comment définir les exigences de base de la formation professionnelle ?

Pour répondre à cette interrogation, il est nécessaire de s’interroger sur la contribution de l’éducation et de la formation professionnelle à la professionnalisation des entreprises de culture (gestion des événements, les musées, les infrastructures…) ? Comment former aux métiers de la culture, du patrimoine et du tourisme ? Les secteurs du tourisme et de la culture manque-t-il de formations spécifiques ?

Il est aussi intéressant de comprendre le secteur de la culture comme marché du travail et analyser son employabilité en Méditerranée. Quels sont les besoins en matière d’emploi dans ce secteur ? Quelle opportunité représente le développement de la culture et des politiques culturelles dans la création d’emplois ?

2. La culture comme enrichissement de l’éducation et de la formation

Le rôle de la culture dans le changement nécessite aussi de s’interroger sur l’intégration de l’apprentissage de la culture dans l’ensemble des formations.

L’apprentissage de l’inter culturalité et des pratiques culturelles est-il un moyen d’améliorer l’employabilité ? En particulier dans les domaines de l’innovation et de la créativité.

La culture peut-elle être une base pour la définition des compétences essentielles, pour la facilitation du passage de l’école à la vie active et pour le soutien de l’apprentissage tout au long de la vie ?

Les compétences de base pour définir les besoins de la formation professionnelle et l’expertise des enseignants (connaissance des langues, l’histoire et la culture comme des connaissances de base, la diversité des cultures, etc.) peuvent également être un point de réflexion. Comment les politiques de l’éducation et de la formation peuvent être adaptées ?

3. La formation et ses caractéristiques culturelles

Le changement de la culture dans l’éducation et la formation de base devrait répondre à un changement de culture dans l’économie et la société, et devrait contribuer à ce changement culturel dans l’économie et la société:

-besoin de fournir une éducation et une formation en phase avec la création de nouveaux types d’emplois
-la nécessité de former à de nouveaux vecteurs de communications: les nouvelles technologies, les médias sociaux, etc.

-la nécessité d’un contexte qui conduit au changement de la culture: l’esprit d’entreprise, l’innovation, la créativité…

-l’éducation et la formation doivent être explicitement liées aux professionnels en mutation

La culture fait partie de l’économie, et l’éducation et la formation de base devraient exploiter la possibilité d’inclure l’entrepreneuriat culturel, l’artisanat, les partenariats, …

Cet axe s’interroge également sur les effets des interactions de la culture sur la formation professionnelle dans la région méditerranéenne.

Une bonne formation est-elle universelle ? La formation doit-elle être adaptée au contexte culturel ? Qu’en est-il des politiques d’éducation et de formation vocationnelle ?

 

 

COMITE SCIENTIFIQUE

Robert FOUCHET, Président du Comité Scientifique, Professeur, IMPGT – Aix Marseille Université, France

Geert BOUCKAERT, Professeur,  Université Catholique de Leuven, Belgique

Chafika AGUEZNAY, Professeur, Directrice du Centre de Recherches Administratives et de Perfectionnement, ENA Rabat, Maroc

Radi ALATOUM, Directeur Général National Institute for Training, NIT, Jordanie

Pierre Jean BENGHOZI, Directeur de recherche au CNRS et professeur à l’Ecole polytechnique Paris, France

Xavier BALLART, Professeur, Université Autonome de Barcelone, UAB, Espagne

Martine BRASSEUR, Professeur des Universités, Université Paris V Descartes, PRES Sorbonne Paris Cité, CEDAG (EA 1516), France

Mohamed Salah BEN AISSA, Professeur de droit public, Ancien doyen de la Faculté des Sciences Juridiques, Politiques et Sociales de Tunis, Tunisie

Dominique BOURGEON- RENAULT, Professeure, Université de Bourgogne, France

Carlos CONDE, Coordinateur du programme OCDE-MENA, OCDE

António Fernando CORREIA DE CAMPOS, Membre du Parlement Européen, Portugal

Jean DESMAZES, Professeur, Université de la Rochelle, France

Anne DRUMAUX, Professeur Université Libre de Bruxelles, Belgique

Céline DU BOYS, Maitre de Conférences, IMPGT – Aix Marseille Université, France

Yves EVRARD, Professeur Emérite HEC Paris, France

José Manuel GALVIN ARRIBAS, Expert en Gouvernance,  ETF, Italie

Ghazi GHERAIRI, Professeur, Université de Tunis, Tunisie

Xavier GREFFE, Professeur Université Paris I Sorbonne, président de la Commission emploi du Conseil national du Spectacle, France

Solange HERNANDEZ, Maître de conférences, IMPGT- Aix Marseille Université, France

Ali  KOUADRIA, Recteur Université de Skikda, Algérie

Fabrice LARAT, Directeur du Centre d’Expertise et de Recherche Administrative, ENA, France

Marie MASCLET, Maître de conférences, Aix Marseille Université, France

Marco MENEGUZZO, Professeur à l’Université Tor Vergata de Rome, Italie

Jean-Yves MOISSERON, Chargé de recherches à l’IRD, Économiste, France

Emmanuelle MOUSTIER, Maître de conférences, IMPGT- Aix Marseille Université, France

Georges NEHME, Doyen de la Faculté de Gestion des Affaires, Université Antonine, Liban

Edoardo ONGARO, Professeur, Université de Northumbria  Newcastle, Grande Bretagne

Emanuele PADOVANI, Professeur, Université de Bologne, Italie

Véronique PERRET,  Professeur, Université Paris IX Dauphine, Responsable du groupe AIMS français « Stratégies, Espaces et Territoires », France

Harald PLAMPER, sénateur e.h. Université Erlangen-Nuremberg, Allemagne

Claude ROCHET, Professeur, IMPGT – Aix Marseille Université, France

Sofiane SAHRAOUI, Assistant du Directeur Général, Institut d’Administration Publique BIPA, Bahreïn

Ali SEDJARI, Professeur, Université Mohammed V-Agdal, Titulaire de la Chaire UNESCO des Droits de l‘Homme, Rabat, Maroc

Edina SOLDO, Maître de conférences, IMPGT- Aix Marseille Université, France

Giovanni TRIA, Président de l’Ecole Supérieure d’Administration Publique Italienne SSPA, Professeur, Faculté d’Economie, Université de Rome Tor Vergata, Italie

Dina WAFA, Directeur, GAPP Executive Education Ecole des Affaires Globales et Politiques Publiques, Université Américaine du Caire, Egypte

 

 

SOUMISSION D’UNE PROPOSITION DE COMMUNICATION A LA CONFERENCE MED 6

 

Evaluées par le comité scientifique, les propositions seront traitées selon trois modalités :

  • Acceptation sans modification
  • Acceptation avec modifications
  • Refus de la proposition

Date limite de soumission des propositions : 10 juin 2013

Avis du comité et notification aux auteurs : à partir du 5 juillet 2013

Retour des versions finales des communications : 2 sept 2013

Les propositions de communications, ainsi que le texte final sont à adresser à : francoise.esteve@univ-amu.fr

 

Langues de travail

Les propositions de communication peuvent se faire en français et en anglais. Ce seront également les langues utilisées pour les communications et les discussions.

 

Format de la proposition

Résumé de deux pages maximum précisant clairement en première page le titre de la communication, ainsi que le nom des auteurs, leur affiliation (institution d’attachement et laboratoire le cas échéant) et leur contact (adresse mail, téléphone, adresse postale).

Le résumé devra préciser la méthodologie de recherche et les techniques empiriques utilisées.


Format de la communication finale

Le texte final ne devra pas dépasser 25 pages (bibliographie et annexes comprises)

La première page précisera le titre de la contribution, le(s) nom(s) de(s) l’auteur(s) et celui de l’Institution de rattachement, les coordonnées de(s) auteur(s)

La communication devra commencer par un court résumé en anglais et en français de 10 lignes maximum, et par la spécification de 5 mots-clés.

 

SOUMISSION D’UNE PROPOSITION DE TÉMOIGNAGE A LA CONFÉRENCE MED 6

Les propositions de témoignage sont à adresser à : francoise.esteve@univ-amu.fr


Format de la proposition de témoignage

Résumé de deux pages maximum de l’intervention proposée, en anglais ou en français, accompagnée d’un Curriculum Vitae.

La première page doit préciser clairement le titre du témoignage, le nom de l’auteur, son  affiliation et ses contacts.

 

Date limite de soumission des propositions : 10 juin 2013

Avis du comité et notification aux auteurs : à partir du 5 juillet 2013